Réponse à l’article « La liseuse numérique est-elle l’avenir de la presse ? »
Je ne pouvais pas résister à répondre à l’article de Delphine Dumont ( que je lis au demeurant avec plaisir ) paru dans le RedacBox de ce jour
Je cite :
La parution en ligne offre de nombreux avantages sur la presse papier : l’espace y coûte beaucoup moins cher, chaque article peut être enrichi de liens complémentaires ou contradictoires internes ou externes, l’utilisation de tags permet au visiteur de naviguer aisément par thème dans les archives, enfin, les lecteurs peuvent souvent écrire des commentaires. Même si ces derniers ne sont pas toujours dignes d’intérêts, on y trouve parfois des pépites.
Si les arguments évoqués dans ce paragraphe sont tous censé, ils souffrent d’une contre argumentation qui n’est pas négligeable.
Non l’espace n’y est pas forcément moins cher il faudrait pour comparer justement, réintégrer à tout cela outre le coût des infrastructure, le coût des matériels nécessaires pour accéder à l’information ainsi que leur coût d’entretien, sans compter les éventuelles formations… bon là je pinaille un peu. Mais ce discours je l’ai tellement entendu dans la SSII ou je bossais, que je ne peux pas en voir les failles. Disons pour mettre tout le monde d’accord que le coût de publication est moindre.
En ce qui concerne les tags mon avis est plus mitigé, la taxonomie est un art que je maîtrise assez mal, les idées sont déjà difficile à exprimer de manière à ce qu’elle soient comprises par tout le monde, alors résumé une idée de portée générale, avec un mot de portée général est un exercice dans lequel je m’abîme, et à en voir les nuages de tags plutôt brouillons de certains blogs je ne dois pas être le seul. De plus je n’en vois l’intérêt qu’en cas de non linéarité de lecture, c’est à dire dans le cas d’un blog à la ligne éditoriale assez flou.
En fin de compte j’avoue personnellement ne jamais m’en servir. Cependant force m’est de reconnaître, que ce peut être un plus, quand il s’agit de butiner d’une idée à l’autre.
Les commentaires, j’en conviens, sont un plus quand ils sont fait à bon escient ; et à condition bien entendu que l’auteur de l’article source du commentaire joue le jeu de la transparence ( il n’est ni timoré pour éviter la critique ni censeur des commentaires moins élogieux )
Je voudrais revenir sur la discussion de base qui est le support son accessibilité, sa richesse. Je reviendrais a mon expérience précédente en SSII où j’ai entendu prêché pendant plus de 10 ans la révolution du 0 papier…. qu’on attends a priori depuis plus de 20 ans, et qu’on attendra encore longtemps. L’argument ressassé par les clients est toujours le même l’accessibilité à l’information plus aisé, l’effet cognitif plus important (‘ je l’ai lu en page en fin de chapitre … ‘) , la capacité à repérer une information simplement ( surligner, corner, mettre un post-it, griffonner sans problème de comptabilité, ou d’outils ….), sans parler d’effets plus physique fatigue oculaire…,
J’en veux pour meilleur preuve que les théoriciens du projet tels les scrum master mettent en avant les papiers,crayons,post-its et autres tableaux blancs, alors qu’ils travaillent dans un milieu hautement informatisés, ou l’argument du coûts n’a pas d’objets.
Les personnes travaillant dans le domaine web ont souvent recours à des brouillon papier avant de se jeter sur leur ’sketcheur favori’, pas facile de ‘prototyper’ avec un client sur un ordinateur.
Personnellement pour créer j’ai besoin de passer par des états successifs d’amélioration d’une idée, d’affinement de raffinement. L’outil informatique m’en dédouane, je coupe, je colle, j’efface mais je ne rature pas, je ne griffonne pas de dessin en marge…. Je me souviens cette réflexion d’une amie photographe : » je déteste le numérique car on fait et on détruit trop facilement « ( l’argentique imposait du soin pour réaliser une photo aussi les résultats étaient généralement de meilleur qualité, et les photos ratés pouvaient se révéler en fait très réussi car très originales ou révélatrices de détails qui passent inaperçus au premier coup d’œil ).
Réponse à l’article « La liseuse numérique est-elle l’avenir de la presse ? »
Je ne pouvais pas résister à répondre à l’article de Delphine Dumont ( que je lis au demeurant avec plaisir ) paru dans le RedacBox de ce jour
Je cite :
Si les arguments évoqués dans ce paragraphe sont tous censé, ils souffrent d’une contre argumentation qui n’est pas négligeable.
Non l’espace n’y est pas forcément moins cher il faudrait pour comparer justement, réintégrer à tout cela outre le coût des infrastructure, le coût des matériels nécessaires pour accéder à l’information ainsi que leur coût d’entretien, sans compter les éventuelles formations… bon là je pinaille un peu. Mais ce discours je l’ai tellement entendu dans la SSII ou je bossais, que je ne peux pas en voir les failles. Disons pour mettre tout le monde d’accord que le coût de publication est moindre.
En ce qui concerne les tags mon avis est plus mitigé, la taxonomie est un art que je maîtrise assez mal, les idées sont déjà difficile à exprimer de manière à ce qu’elle soient comprises par tout le monde, alors résumé une idée de portée générale, avec un mot de portée général est un exercice dans lequel je m’abîme, et à en voir les nuages de tags plutôt brouillons de certains blogs je ne dois pas être le seul. De plus je n’en vois l’intérêt qu’en cas de non linéarité de lecture, c’est à dire dans le cas d’un blog à la ligne éditoriale assez flou.
En fin de compte j’avoue personnellement ne jamais m’en servir. Cependant force m’est de reconnaître, que ce peut être un plus, quand il s’agit de butiner d’une idée à l’autre.
Les commentaires, j’en conviens, sont un plus quand ils sont fait à bon escient ; et à condition bien entendu que l’auteur de l’article source du commentaire joue le jeu de la transparence ( il n’est ni timoré pour éviter la critique ni censeur des commentaires moins élogieux )
Je voudrais revenir sur la discussion de base qui est le support son accessibilité, sa richesse. Je reviendrais a mon expérience précédente en SSII où j’ai entendu prêché pendant plus de 10 ans la révolution du 0 papier…. qu’on attends a priori depuis plus de 20 ans, et qu’on attendra encore longtemps. L’argument ressassé par les clients est toujours le même l’accessibilité à l’information plus aisé, l’effet cognitif plus important (‘ je l’ai lu en page en fin de chapitre … ‘) , la capacité à repérer une information simplement ( surligner, corner, mettre un post-it, griffonner sans problème de comptabilité, ou d’outils ….), sans parler d’effets plus physique fatigue oculaire…,
J’en veux pour meilleur preuve que les théoriciens du projet tels les scrum master mettent en avant les papiers,crayons,post-its et autres tableaux blancs, alors qu’ils travaillent dans un milieu hautement informatisés, ou l’argument du coûts n’a pas d’objets.
Les personnes travaillant dans le domaine web ont souvent recours à des brouillon papier avant de se jeter sur leur ’sketcheur favori’, pas facile de ‘prototyper’ avec un client sur un ordinateur.
Personnellement pour créer j’ai besoin de passer par des états successifs d’amélioration d’une idée, d’affinement de raffinement. L’outil informatique m’en dédouane, je coupe, je colle, j’efface mais je ne rature pas, je ne griffonne pas de dessin en marge…. Je me souviens cette réflexion d’une amie photographe : » je déteste le numérique car on fait et on détruit trop facilement « ( l’argentique imposait du soin pour réaliser une photo aussi les résultats étaient généralement de meilleur qualité, et les photos ratés pouvaient se révéler en fait très réussi car très originales ou révélatrices de détails qui passent inaperçus au premier coup d’œil ).